Quitter son CDI
Indique ton salaire et ton projet : tu vois à combien facturer pour gagner autant qu'aujourd'hui dans chaque statut, les façons de quitter ton CDI, ce que devient ton chômage pendant la création et les statuts possibles selon tes réponses, chacun avec ses conditions et ses sources.
Information générale sur les règles en vigueur, pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Ton contrat, ta convention collective et ta situation peuvent changer la réponse : avant de quitter ton emploi, vérifie avec France Travail, ton employeur ou un professionnel du droit.
Résultats mis à jour : 1 façons de partir sur 5 sont possibles d'après tes réponses.
À combien facturer pour gagner autant qu'aujourd'hui ?
Indique ton salaire brut annuel : tu vois ce que ton CDI te laisse après impôt, puis le TJM qu'il faudrait dans chaque statut pour garder autant. Indiquer mon salaire
Quitter ton CDI : les façons de partir
La rupture conventionnelle
À vérifier
Chômage : oui, aux conditions habituelles (avoir assez travaillé).
- Elle demande l'accord de ton employeur : parles-en avec lui. service-public F19030
- Au moins un entretien avec ton employeur, puis la signature de la convention.
- 15 jours calendaires pour vous rétracter, l'un ou l'autre, à partir du lendemain de la signature.
- Puis la demande d'homologation : l'administration a 15 jours ouvrables à partir de sa réception, et sans réponse la rupture est homologuée.
- Ton contrat prend fin au plus tôt le lendemain de l'homologation, sans préavis.
- Une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, ou conventionnelle si elle est plus favorable. Ce minimum n'est pas imposable si tu ne peux pas encore toucher ta retraite.
- Depuis le 1er septembre 2026, le chômage après une rupture conventionnelle dure au plus 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois à partir de 55 ans.
Sources : service-public F19030, service-public F987, service-public F31539, service-public, septembre 2026
La démission pour un projet de création
À vérifier
Chômage : oui, si ton projet est validé avant ta démission.
- Il faut avoir travaillé 1 300 jours sur les 60 derniers mois, chez un ou plusieurs employeurs : vérifie tes dates. service-public F89
- Avant de démissionner, demande un conseil en évolution professionnelle (CEP) et construis ton projet avec lui.
- Fais valider ton projet par la commission Transitions Pro de ta région, qui atteste qu'il est réel et sérieux.
- Démissionne seulement après cette validation : sans elle, tu n'as pas droit au chômage.
- Inscris-toi ensuite à France Travail dans les 6 mois. France Travail vérifie plus tard que tu avances sur ton projet.
Sources : service-public F89, Code du travail L5422-1-1
Le congé ou le temps partiel pour création d'entreprise
À vérifier
Chômage : non, tu gardes ton emploi et tu peux y revenir.
- Il faut 24 mois d'ancienneté dans l'entreprise : indique la tienne. Code du travail L3142-119
- Sous 300 salariés, ton employeur peut refuser s'il estime que ton départ nuirait à l'entreprise. Code du travail L3142-113
- Demande-le au moins 2 mois avant ton départ, par un moyen qui donne une date certaine, avec la date, la durée et ton activité.
- Sans réponse de ton employeur dans les 30 jours, c'est accepté. Il peut reporter ton départ de 6 mois au plus.
- Le congé dure 1 an, renouvelable une fois, et il n'est pas payé. Tu peux aussi demander un temps partiel.
- Au retour, tu retrouves ton poste ou un emploi similaire, avec un salaire au moins équivalent.
Sources : service-public F2382, Code du travail L3142-119, Code du travail L3142-113
Garder ton CDI et démarrer à côté
À vérifier
Chômage : non, tu gardes ton emploi.
- Ton projet ne doit pas concurrencer ton employeur : mêmes clients ou même activité. service-public, mars 2026
- Tu peux cumuler ton CDI avec une micro-entreprise, en dehors de ton temps de travail.
- Pendant 1 an, ton employeur ne peut pas t'opposer de clause d'exclusivité quand tu crées ton entreprise.
- Tu restes tenu à la loyauté : pas de concurrence avec ton employeur, même sans clause. En janvier 2026, la Cour de cassation a validé le licenciement pour faute grave d'un salarié dont la micro-entreprise était dans le même secteur.
- Une clause de non-concurrence peut aussi te lier après ton départ.
Sources : service-public F23264, Code du travail L1222-5, service-public, mars 2026
La démission simple
Possible d'après tes réponses
Chômage : non en principe, sauf dans les cas de démission légitime.
- Sans projet validé ni cas de démission légitime, une démission n'ouvre pas droit au chômage.
- Les cas de démission légitime et le réexamen possible après quelques mois sont sur la page de service-public.
Sources : service-public F89
Ton chômage pendant la création
- Tu peux garder ton allocation chômage (ARE) en créant : chaque mois, elle baisse de 70 % de tes revenus d'activité, et le total ne dépasse pas ton ancien salaire. service-public F36613
- En micro-entreprise, le revenu pris en compte est ton chiffre d'affaires après l'abattement, 34 % pour une activité libérale. service-public F36613
- Depuis le 1er avril 2025, ce cumul s'arrête quand tu as reçu 60 % des droits qu'il te restait à la création. service-public F36613
- Ou bien l'ARCE : un capital de 60 % de tes droits restants, moins 3 %, versé en deux fois à 6 mois d'écart. C'est l'un ou l'autre, et l'ARCE demande d'avoir l'ACRE. service-public F15252
- Président de SASU sans rémunération : avec le procès-verbal qui constate l'absence de rémunération, l'ARE est versée sans réduction. Bpifrance Création
- En portage, tu es salarié : ton allocation se cumule avec ton salaire selon les règles de l'activité réduite, soit l'allocation moins 70 % du salaire brut. Unédic
- L'ACRE se demande à l'Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début de ton activité. En micro-entreprise, elle réduit tes cotisations de 25 % jusqu'à la fin du 3e trimestre civil après le début. service-public F11677
- Ta mutuelle et ta prévoyance d'entreprise peuvent te suivre pendant ton chômage, 12 mois au plus. service-public F20744
- Le montant et la durée de ton allocation dépendent de ton salaire et de tes périodes de travail : France Travail les calcule à ton inscription. service-public F38881
Les statuts et tes réponses
Avec tes chiffres (450 € par jour au client, 182 jours facturés) : chaque statut avec ce que tes réponses permettent et les points à regarder. Ils ne sont pas classés : c'est à toi de peser.
Micro-entreprise
Aucun point à regarder d'après tes réponses
Revenu net estimé : 39 554 € par an, selon le comparateur de statuts.
Selon tes réponses :
- Les cotisations sont un pourcentage de ton chiffre d'affaires : sans chiffre d'affaires, rien à payer.
Portage salarial
Pour un montant, indique les frais de gestion de la société de portage dans tes chiffres.
À regarder :
- La société de portage prend des frais de gestion, fixés dans ton contrat.
- Le portage demande une expertise, une qualification et une autonomie qui te permet de trouver tes clients.
EURL
Revenu net estimé : 37 151 € par an, selon le comparateur de statuts.
À regarder :
- Une société à créer et à gérer.
- Une comptabilité de société, comptée ici pour 1 800 € par an : un exemple, à remplacer par un devis.
- Des cotisations minimales sont dues même sans rémunération : 1 255 € par an.
SASU
Revenu net estimé : 30 823 € par an, selon le comparateur de statuts.
À regarder :
- Une société à créer et à gérer.
- Une comptabilité de société, comptée ici pour 1 800 € par an : un exemple, à remplacer par un devis.
Sources : service-public F31620, service-public F36240
Et si tu passais par Kubz ?
Quel que soit ton choix, Kubz te propose des missions tech : en freelance avec ton statut, Kubz étant l'intermédiaire, ou en portage salarial avec une société de portage, sans société à créer.
D'après tes réponses : Je suis en CDI. TJM client 450 €, marge de l'intermédiaire 0 %, 182 jours facturés, dépenses 5 000 € par an, taux d'imposition 30 %, frais de portage à renseigner.
Calcul du 27 octobre 2026 sur kubz.fr, taux 2026 : https://kubz.fr/outils/se-lancer
Règles lues le 25 octobre 2026 sur les pages citées, aux dates qu'elles indiquent.
Simulation indicative
Calculée à partir de tes données et des règles officielles dont l'outil indique la source. Elle ne remplace pas l'avis d'un expert-comptable ou d'un avocat et n'engage ni l'administration fiscale ni l'URSSAF : vérifie-la avant toute déclaration, facture ou paiement. Une erreur ? Signale-la · Conditions d'utilisation
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